Maisons-Laffitte 1851 - 1860



Plan Gustave Barba. L'ancienne église vue du château



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C'est la première moitié du second empire. Voir le contexte général. C'est une époque de spéculation à tout va (Voir le chapitre qu'y consacre le livre de Georges Poisson).

En 1860, le parc est déjà bien dessiné, mais essentiellement boisé. Il est réaménagé en 1858? Le village est encore très petit. D'un côté bordé par le parc, de l'autre s'ouvrant sur les espaces cultivables.

A la mairie, en 1851, Louis Masson cède son fauteui de maire à Louis Gautier, réélu en 1855.

La paroisse est érigée en cure par décret de Napoléon_III (qu'est-ce que cela veut dire exactement ?)

La population compte 1 560 habitants en 1851, occupant 346 maisons réparties le long de 24 rues. 1 752 en 1856. On recense 16 étrangers.

Elle est encore fortement agricole : En 1851, 37,8% des Mansonnients travaillent dans l'agriculture, 35,4% dans les petites entreprises du bâtiment, des transports ou du commerce. 17,4% se déclarent propriétaires ou rentiers, 5% exercent une profession libérale ou sont domestiques.

Typiquement, en 1854, le conseil nomme quatre gardes-messiers pour aide le garde-champêtre dans ses fonctions de police rurale, afin de surveiller les récoltes. Et, en 1857 s'organise un comice agricole. (grand article de Jacques Barreau dans ML Magazine). (J'ai encore connu ce type d'événement en Limousin dans les années 1950. Il s'agissait essentiellement d'un marché de produits agricoles (notamment animaux), avec bien sûr quelques festivités).

Mais on s'urbanise une peu, avec l'eau courante (ou presque) : construction du réservoir (ou des réservoirs) de la rue de la Muette et l'on installe quatre bornes fontaines. L'exploitation est concédée à la Cie des eaux de Maisons-Laffite. Cela ne va pas sans contestation et même procès.

Le commerce prend de l'importance, on réglemente "étalages, terrasses et baraques sur la voie publique" et en 1857 un première règlement de sécurité de la police du marché.

La voie ferrée est de plus en plus présente, et en 1855 est inauguré (pour le train ou la route ?) un pont de pierres qui remplace le pont en bois. Le bac donne lieu à décret impérial et arrêté préfectoral. On en concède les droits aux enchères. On précise les droits de port et de stationnement.

On surveille la santé publique : ramonage des cheminées, visite des fours de boulangers, règlement du cimetière.

Et la vie artistique débute avec la création d'un orphéon.