Le beton pousse plus vite que la population. Pourquoi ?

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La population mansonienne . Retour à l'accueil mansonnien

L'impressionnante poussée du béton en centre ville dérange d'autant plus que la population ne progresse pas au mémé rythme. Pourquoi ? Essayons de repasser le film.

Aprèls la guerre , la population s'accroît assez rapidement pour atteindre le pic de 24 223 en 1968, jamais dépassé depuis.

En effet, au papy- boom répondent
- de nombreuses constructions dans le parc : belles résidences comme résidences sociales. En ville, on construit peu, à l'exception de la rue du Tir et d'établissements publics (caserne des pompiers, collège Cocteau). L'habitat se dégrade meme dans le bas Maisons.
- les familles s'accroissent tout en gardant les vieux parents à la maison. Cela convient tout à fait aux assez grandes maisons de la ville. J'ai un tête un pavillon où ont vécu longtemps une famille de cinq enfants et leur grand-mère.

1968 est un tournant moral majeur. Liberté des moeurs et légalisation de l'IVG ne poussent plus à la reproduction intensive. Et les jeunes ne veulent plus rester chez leurs parents. La population décroît donc, assez rapidement même, jusqu'au creux de 21 856 en 1999,

Les opérations de reconstruction se développent à partir des années 1980.

D'abord avec l'Opah du Vieux Maisons. Mais cette opération, avant tout respectueuse de l'ancien village, a plutôt dû réduire le parc de logements plutôt que de l'accroître.

Il en va tout autrement à partir des années 1990 : ilôt sur Longueil (nos 23 et 23 bis actuellement); ZAD de l'entrée de Maisons (et immeubles d'affaires rue Mermoz, mais là il ne s'agit pas de logements). Ces opérations commencent par des destructions, et le nouveau parc de logements ne devient disponible qu'à la fin de la décennie, qui voit la reprise de l'accroissement démographique, pour attendre 24 167 en 2020, (un peu moins, 23 954 en 2021 selon Ville Data Com).

Une nouvelle vagues d'opérations en centre ville a été lancée par le PLU de 2017, mais il est encore trop tôt pour en percevoir les effets.

Reste que la population n'augmente pas aussi vite que le parc, du moins c'est ce qu'il semble. Pourquoi ? Nous proposons deux hypothèses :

- une baisse de population dans l’habitat ancien parce que le maintien à domicile fait que de grands logements et en particulier de grandes maisons sont occupées par un couple voire un veuf seul. Les enfants sont partis ; ils sont heureux de retrouver de temps en temps leur "maison de famille", mais ils ne comptent plus dans les effectifs ;

- une faible augmentation dans le béton neuf, car il est acheté ou loué par des ménages jeunes qui ont suffisamment de revenus pour les acquérir ou les louer, mais qui ne veulent pas ou peu d’enfants. car tous les deux ont leur carrière à mener ; plus récemment, les inquiétudes sur l'avenir de la planète sont venues réduire encore les déirs d'enfantse.

CQFD ? Des avis plus compétents que les nôtres seraient appréciés !

PB 28/2/2022