Sous un ciel sombre, quelques rayons de soleil


En ce milieu d'hiver, avec de mutiples inquiétudes, nous regardons dans un autre article la montée des machines, qui nous semble irrésistible et se conjugune avec un affaiblissement de l'humanité, non seulement par le Covid mais par l'écologie et par la volonté de puissance sans frein de ses leaders politiques ou économiques.

Pour autant, quelques rayons de soleil percent les nuages, quelques pousses fraîches commencent à donner d'autres couleurs à ce paysage traumatisant.

Chez les jeunes, bien sûr, le confinement est particulièrement difficile à vivre. Mais, à lire notre revue de presse :
- ils s'engagent,
- ils se lancent en Bourse,
- ils se réconcilient avec la politique,
- Pierre Ducrozet se dit " saisi par la radicalité, la maturité du discours, et le sens des responsabilités de ces jeunes de 20 ans, qui se retrouvent avec le terrible héritabe de ce monde en lambeaux".

Chez les actionnaires, les opérations hostiles se multiplient : putsches, raids et coups fourrés. Particulièrement spectaculaire, l'interminable saga de l'OPA de Veolia sur Suez. et l'on voit même un "ex-flambeur" Jean-Marie Messier, de mauvaise mémoire.
Les patrons du "Gafa" restent maîtres chez eux, tout particulièrement Elon Musk avec Tesla et Space X... pendant que les milliardaires du BATX chinois disparaissent ou sont exécutés sans commentaires.

Mais le distanciel n'a fait que revigorer le dialogue actionnarial, avec un doublement des résolutions contestées (sauf sur la "raison d'être").
Et pour animer encore cette chaude ambiance, à la fin janvier "La révolte des boursicoteurs contre Wall Street a pris de cours les professionnels. L'arrivée de plateformes de trading "low cost" comme Robinhood et le versement des aides du gouvernement ont fourni le terreau idéal".

Sous la belle bannière de "critères extrafinanciers", l'éthique et la responsabilité sociétale et environnementale (RSE, ISR... )est de plus en plus présente, depuis la demande des petits actionnaires jusqu'aux puissants fonds de pension américain (en particulier Black Rock, mais il n'est pas le seul). Et ce n'est pas purement un voeu pieux. Je connnais un actionnaire qui n'a plus voulu que des valeurs ISR (investissment socialement responsable) depuis plusieurs années... et qui a la bonne surprise de voir son portefeuille se comporter nettement mieux que le CAC40.

Quant à l'informatique, même ceux voient les côtés négatifs de la "transforamtion numérique", doivent bien reconnaître que, sans PC, ordinateurs portables et smartphones, le Covid aurait eu des conséquences encore plus dramatiques. L'informatique a suivi sans trop de problèmes semble-t-il.

Mais, effet secondaire un peu inattendu et heureux "La crise replace l'humain au coeur de l'entreprise" titrent Lechos ! D'où de nouvelles demandes à l'informatique, par exemple, chez Electrolux, un programme "d'intégration en ligne". Pour la "transformation numérique", le Covid est un allié de poids. On n'en redemandera pas, quand même.