Des "petits" qui s'unissent peuvent faire pièce aux "gros"


Ce printemps apporte sont lot de nouvelles qui montrent de belles réussites ou des projets à l'intéressant avenir.

En Bourse, l'affaire Gamestop (Voir notre article ) a permis à de petits porteurs de se coaliser pour faire mordre la poussière à de gros fonds qui jouaient à la perte. Leurs motivations relevaient auant du jeu ou de la spéculation que d'un idéal anarchisant. Mais ils ont fait perdre des milliards de dollars à leurs adversaires. Ils n'y ont pas tous gagné financièrement. Et Wall Street ne s'est pas effondrée. Mais les gros joueurs sont aujourd'hui plus prudents.

(Cela dit, me fait remarquer un ami, derrière les petts joueurs qui ont fait ce coup joliment symbolique, jouent des acteurs plus gros et pas forcément sympathiques (voir Wikipedia et The Guardian)




La presse rapporte fréquemment la montée en puissance des petits actionnaires, par exemple chez L'Oréal (Les Echos du 21 avril).

A noter aussi : Chez Thirty One, les clients sont aussi les banquiers (Le Parisien 24/4/2021).

Mais cela n'irait pas loin si les petits ne s'unissaient. Le Monde (21-22 février) consacre une page au "travail de fourni des clubs Cigales). Le Parisien (17 avril) donne la parole à Laurent Saint-Marin pour son projet de "fonds d'épargne populaire".

Ce sont les réseaux sociaux et l'informatique en général qui permettent ces actions. Par exemple l'outil Euroclair. C'est aussi le distanciel. Il a ses dangers. L'Autorité des marchés financiers appelle à la vigilance sur les droits des actionnaires. Mais, globalement, dans les assesmblées à huis clos, les actionnaires sont de plus en plus contestataires, et le nombre des résolutions contestées a quasiment doublé (Les Echos 8/7/2020). On va voir cette année. .

Mais l'exemple le plus étonnant et encourageant, c'est Coopcycle,, fédération européenne de coopératives qui met à leur disposition un logiciel pour gérer à leur manière leurs relations clientèle. La création avait été annoncée par L'Humanité ( 22/11/2018).

Ces coopératives regroupent notamment des livreurs cyclistes pour les délivrer d'une uberisation dont les méfaits sont connus (faibles rémunérations, absence de protection sociale).

Fondée en 2018, cette fédération regroupe aujourd'hui 350 collectifs de livreurs, qui proposent aussi d'autres services. Pour aider à leur financement, la Confédération générale des Scop a créé un fonds d'investissement, doté pour l'instant de 4,5 millions d'euros (Les Echos du 21 avril).

Alors, rêvons de lendemains radieux et chantons en choeur à la fois "Petis actionnaires de tous les pays, unissez-vous" (avec Marx et Engels) et "Enrichissez-vous" (avec Guizot).

Pas facile quand même. Jérôme Pimot, président du Collectif des livreurs autonomes de Paris et cofondateur de Coopcycle estime que : "Le désintérêt des investisseurs pour les SCOP reste un frein... si les collectivités locales veulent qu'une réelle alternative écologique pour la livraison du dernier kilomètre emerge, elles doivent mettre au pot".

Parlez-en à votre maire !

P.B. 24/4/2021.