Nos fonctionnaires municipaux


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Il y a comme un mur entre nos fonctionnaires municipaux et nous citoyens. Il faut sonner pour entrer à la mairie, et le personnel qui assiste aux conseils n’y dit bonjour à personne. Les questions de personnel n’y sont présentées que sous forme abstraite et ne font pas débat, sauf rares exceptions.

J’avais tendance à y voir une manifestation du tempérament de notre cher et autoritaire maire. Mais c’est beaucoup plus général, et de causes profondes.

A Maisons comme ailleurs, le citoyen est aujourd’hui une vraie menace pour le fonctionnaire. Autrefois, un brave gardien de la paix pouvait assurer la circulation avec pour toute protection son bâton blanc. Aujourd’hui, les policiers ne sortent pas sans leur gilet pare-balles et tout un arsenal à la ceinture. Et ça ne les met pas toujours à l’abri. A Maisons même, les gens de la mairie se plaignent d’être souvent traités comme de très ordinaires prestataires de services. Gare à celui qui doit expliquer, pour une pièce d’identité, de longs délais qui ne dépendent en rien de lui.

Au conseil municipal, c’est plus profond et plus complexe. Une mairie n’est pas une entreprise comme les autres : tout y est politique. Et le devoir de réserve est une stricte obligation pour son personnel. Même un changement d’organisation interne peut répondre à des changements d’objectifs économiques ou sociaux..

Alors ce n’est pas au conseil municipal que se discutent avancements et conditions de travail. A fortiori s’il s’agit nominativement d’un avancement ou d’un logement de fonction. D’une part cela relève du droit de la fonction publique. D’autre part l’anonymat est une indispensable protection. Les réseaux sociaux peuvent pousser à des attitudes et actions violentes qui ne font pas la distinction entre les lois et ceux-celles qui les appliquent.

Alors, pour le personnel, discussions et négociations se mènent en amont des conseils municipaux :dans un « comité technique » qui ressemble à un comité d’entreprise, et qui est animé par la direction des services et par le maire-adjoint qui en a la charge

On peut le regretter. On pourrait souhaiter qu’il y ait au moins une volonté, voire quelques événements annuels pour faire rencontrer les deux mondes. Mais il n’est pas sûr que ce soit possible. Pas de démocratie sans isoloirs.