Les bons côtés de l'actualité


Passons sur les mauvaises nouvelles, qui ne manquent pas, et savourons quelques petits bonheurs.

De bonnes lames de fond


1. Biden, tout de même, c'est autre chose que Trump. Ne rêvons pas trop mais tout de même, il suffit de lire les titres de la presse.

2. Ethique et responsabilité des entreprises, toujours plus présentes.

La presse (surtout Les Echos) vient de plus en plus souvent sur le sujet. Cela devient parfois très technique, avec une multitude de sigles. Par exemple "L'investissement responsable, terre de conquête des ETF", titrent Les Echos du 23 février. ( ETF, ou exchange traded fund pour les non-initiés comme moi, c'est Wikipedia des fonds qui regroupent de plus petits épargnants. Rien qu'environ 5 000 milliards de dollars...*

Eh bien, ceux qui recourent à des critères ESG (environnement, social, gouvernance, (voir encore Wikipedia) se vendent mieux que les autres.

Et les petits actionnaires peuvent faire mordre la poussières aux gros fonds. Robinhood, c'est peut-être un épisode, mais qui ne reste pas tout à fait sans lendemains.

3. Une justice qui n'a pas peur des puissants, que ce soit un ancien président ou un grand entrepreneur de la Françafrique, Vincent Bolloré ! Voir la presse.

La France, ce n'est pas les Etats-Unis, oùla justice y est bien plus indépendante dans ses principes, et ne dépend pas d'un "ministère de l'intérieur". En pratique, on voit avec la discrimination raciale le jugement de Donald Trump à la Cour suprême... que les biais politique y sont forts.

En fait, cela ne plaît pas tout le monde. Bolloré ou Sarkozy ne sont pas simplement des justiciables "de droit commun". Ce sont aussi des leaders, porteurs d'idées, de projets. De Bolloré dépendent quelque 80 000 emplois (Revue de presse).

Du souci à se faire, mais ce n'est pas sans espoir

1. Le modèle démocratique à bout de souffle. Notre notice. Notre diagnostic (pardonnes notre prétention...) : l'espace politique est passé de l'agora grecque à la galaxie Gutenberg et au village global de McLuhan puis au cloud internetien... mais ses processus de base restent sensiblement les mêmes. On peut bien ressortir de vieilles recettes (commission tirée au hasard, proportionnelle) voire innover un peu (le grand débat)... les Américains font presque mieux avec une constitution assez aberrante mais qui tient pour l'essentiel depuis deux siècles. On a échappé à la prise du capitole, mais c'est quand même un grand corps malade.

Il y a certes la violence, notamment celle des bandes de jeunes. Mais on peut les comprendre, surtout actuellement. Ils ont encore du tempérament, pour ne pas employer un mot plus cru. C'est même rassurant, d'une certaine façon (tant qu'ils ne brûlent pas MA voiture, bien entendu).

Une piste, que l'on peut trouver par exemple dans le livre de Sébastien Soriano : passer des systèmes aux écosystèmes. Mais pour l'instant, ce n'est qu'une amorce.

2. Quant à l'écologie, c'est l'enfilade des demi-mesures. Des idées quand même à trouver en faisant "converger les transitions "(numérique et environnement), selon la "feuille de route" du Gouvernement, en marge de la loi Climat.

Avec quand même une bonne nouvelle : <a href = "https://www.leparisien.fr/economie/electricite-baisse-historique-de-la-consommation-en-2020-03-03-2021-8426957.php">la baisse historique des consommations d'électricité en France</a> (Le Parisien 3/3/2021)</br>

Il faut de nouvelles théories

Convergence, ce pourrait être le maître mot. Mais, outre la difficulté d'imposer démocratiquement des mesures énergiques, il manque aussi un cadre théorique pour penser cette convergence. A la rencontre des sciences humaines, des sciences "dures" et des technologies. Dans les années 1960, on a espéré un temps que le mot "système" pourrait fédérer les concepts, depuis la systèmique dure d'un Forrester jusqu'à la sociologie d'entreprise de Crozier et Friedberg (L'acteur et le système (Seuil 1977). Mais la vague néolibérale des années 1980 a étouffé ces vellétités.

Peut-être que les écosystèmes, surfant sur les vagues et les rouleaux des années 2020, mèneront à des solutions ? En tous cas nous l'espérons et nous y travaillons.

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