Innover ou réparer


Un ami nous signale l'article
Illusion de l'innovation et illusion de la critique d'Hubert Guillaud dans Internetactu.net.

On appréciera la richesse de la documentation et les nombreux titres analysés.

Mais l’auteur (peut-être aussi l’auteur de l’article) part d’une conviction que l'on trouve dans sa conclusion : « Trop souvent, l’illusion de l’innovation dévalue la maintenance et le soin, avec des résultats désastreux. Le monde serait assurément différent si nous nous concentrions davantage sur sa réparation, si nous apprenions à respecter les technologies quotidiennes plutôt qu’à vénérer leurs tranformations !

"Vénérer", certes c'est un peu trop. Mais il écrit quelques lignes plus haut : « L’innovation n’est jamais qu’un « moyen pour arriver à une fin». Nous ne le suivrons pas jusque là. Pour nous, le besoin d’innovation est profond dans la nature humaine... depuis Adam et Eve et depuis le premier tailleur de silex.

En fait, l'innovation commence dès le big bang. Elle se poursuit avec la vie et la sélection darwinienne. L'évolution du monde a-t-il une fin ? Il n'y a que les religions pour répondre explicitement à la question des "fins dernières" ; sans trop y répondre au delà du salut promis aux et de l'enfer aux méchants...

Une caractéristique de l'espèce humaine, c'est qu'elle a très tôt décidé de bloquer l’innovation génétique en ce qui la concerne : l'inceste est interdit, l'élimination des plus faibles peu à peu condamnée. Quoiqu'à l'époque romaine encore, le paterfamilias pouvait décider, à la naissance, si le nouveau né devait être gardé en vie.

Il n'y a donc pas de "progrès" de l'humain au niveau du génôme. Nous avons sensiblement le même génôme que nos premiers parents. Et tjourous une répartition de base à peu près constante entre génies et crétins, entre saints et salauds.

Cela changera peut-être dans les années qui viennent, avec la montée du génie génomique et les perspectives du "design baby". Et là, certes, on peut se poser des questions.

Pierre Berger 8/3/2021.