Il y a 40 ans, l' Opah du "vieux quartier"

Opah : opération programmée d’amélioration de l’habitat.

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La rue Soyécourt avant les travaux et aujourd'hui

Retour à l'accuei mansonnien

Il y a 40 ans était lancée la rénovation du vieux Maisons, autour des rues du Mesnil et de la Vielle Eglise. C'était devenu un lamentable ghetto. On parlait depuis longtemps (1966 au moins) de le réhabiliter, mais aucun projet ne semblait acceptable. Le discours de Pierre Dupres au préfet, pour marquer la conclusion de ces accords de principe.

(Les paragraphe suivant sont à vérifier et compléter)

Dans l'évolution de la ville, ce moment n'est pas quelconque. Le premier grand choc est venu au 19e, avec, en quelques années, dans un paysage encore très villageois, une nouvelle église, une nouvelle mairie et deux nouveaux collèges et quelques grands immeubles (par exemple à l'entrée de l'avenue de Saint-Germain. Toute la première moitié du 20eme siècle voit plutôt un expansion pavillonnaire. Le "vieux Maisons" vieillit de plus en plus. La guerre de 39-45 n'arrange rien. Après la Libération, il s'agit surtout de réparer les dommages (le pont, les dégâts causés par les troups d'occupation chez les particuliers) et de se doter de quelques nouveaux équipements collectifs (caserne des pompiers, salle Malesherbes, piscine), et logements sociaux au square Lekain.

L'Opah est le premier grand projet urbanistique. Dans les années 1990, il sera suivi d'opérations plus brutales (Entrée de Maisons), bloc Longueil-Mugniez_Clos-Lainé-Prieure. Puis il s'agira surtout de résidences, remplacant progressivement des pavillons. Nous sommes encore dans cette phase, dont l'orientation a été confirmée par le PLU de 2017).



Quarante ans plus tard, le quartier, par exemple la rue ou le passage des Vignerons, laisse une impression mitigée, avec cette combinaison d'un ciment presque neuf sur des dispositions étroites et tortueuses. Mais certaines placettes restent charmantes. Et la circulation s'y déroule à l'abri des voitures... Il serait intéressant de savoir qui sont aujourd'hui les habitants et comment ils ressentent la vie dans leur quartier.



Mais laissons la parole au maire. Son discours a encore de quoi émouvoir au moins les amoureux du Maisons d'autrefois. Nous vous proposons aussi
- l'intégralite (hors tableaux détaillés méisons par maison) du rapport de l'architecte
- une partie des photographies du quartier avant rénovation
- les références dossiers de subventions.

Tous ces documents sont disponibles aux archives municipales.


Le discours de Pierre Dupres


Monsieur le Président,

Je sais que vous connaissez bien Maisons-Laffitte, mais vous venez aujourd’hui pour la première fois dans cet Hôtel de Ville, où je suis heureux de vous accueillir et de vous souhaiter la bienvenue.

La loi du 2 mars 1982, dont nous parlons tant, dit qu’aucune collectivité ne peut exercer de tutelle sur une autre. Par contre, elle n’exclut absolument pas une collaboration entre Département et Commune. Votre venue aujourd’hui pour la signature du contrat départemental en est le symbole.

Vous avez proposé au Conseil Général la création de ces contrats, qui devraient permettre au communes des réalisations publique, qu’elles n’auraient pu faire seules. Une seule condition était posée : que ces réalisations soient conformes à la volonté politique de la majorité du Conseil Général.

Or vous avez adopté un slogan pour les Yvelines : « Faire vivre et mieux vivre ». Et pour ce, le Conseil Général a décider d’aider à la réhabilitation des centres villes. C’est le thème même de notre contrat.

Le centre de Maisons-Laffitte, celui que tous les Mansonniens appellent « le vieux quartier » est l’ancien village de Maisons sur Seine. Il était pour une grande partie construit avant même que Mansard ne fasse les plans du château qu’il a construit pour le duc de Longueil. C’est pourquoi nous y tenons beaucoup. Mais il faut bien dire que, quartier très ancien, il ne répond plus aux normes d’habitation actuelles, et sa transformation est notre souci de longue date.

Nous avions confié, il y a plus de 15 ans, à la SEMEASO, le soin de confuite les études. Mais il faut bien avouer que ces études ne nous ont pas satisfaits. Les jeunes architectes qui étaient chargés des plans, étaient certes des hommes de talent, mais ils n’avaient aucun respect du passé, auquel Mansonniens et Conseil Municipal étaient fort attachés. Et il arriva ce qui devait arriver, nous avons rompu brutalement avec cette société d’études et ses architectes, qui avaient envisagé de raser toutes les maisons, et de reconstruire une nouvelle ville de 10 000 habitants, dans la ville. Personne ne pouvait admettre cela, et nous avons confié les études à un architecte urbaniste, Mr Duthoit, qui est non seulement un homme de talent, mais un homme de coeur. Ensemble nous avous voulu moderniser le quartier, mais en lui conservant son âme, et en permettant aux anciens Mansonniens de continuer d’y vivre. Nous avons voulu que la réhabilitation des logements soit l’oeuvre des habitants eux-mêmes.

Ce n’était pas, il faut l’avouer, chose toujours facile. Nous avond demandé la création d’une OPAH, opération programmée d’amélioration de l’habitat. Pour ce nous avons créé dans le quartier un bureau de renseignements, et surtout d’aide dans la constitution des dossiers. Nous avons voulu travailler en collaboration avec les habitants du quartier.

Je tiens aujourd’hui à les remercier bien sincèrement de l’aide et des conseils qu’ils nous ont apportés. Dans ce cieux quartier vit une population ancienne, et qui est loin d’être aise. Les aides financières de l’ANAH ne peuvent être obtenues qu’après bien des démarches administratives. Elles ne sont guère substantielles, il faut bien le dire, et ne sont attribuées que sur le vu de factures acquittées. Cela était un obstacle pratiquement insurmontable, car les prêts sont pratiquement inaccessibles à des personnes aux revenus modestes et qui ne peuvent apporter des garanties solides aux établissements bancaires. C’est pourquoi le Conseil Municipal de Maisons a décidé de créer une aide comparable à celle de l’ANAH, mais qui, elle, serait payée par acomptes pour régler les factures. Ces sommes doublant les aides doit permettre de donner un nouvel essor à cette réhabilitation.
Mais nous avons posé une condition indispensable, qui est de garder le caractère architectural du quartier.

Il restait cepandant à mettre en place les équipements publics. Au cours des siècles, les constructions se sont faites de façon anarchique. Les maisons étaient entassées les unes sur les autres. Il fallait trouver une solution. M. Duthoit a proposé la création de cours urbaines. Il s’agit d’un ensemble de voies, de placettes à l’intérieur du tissu urbain, permettant son aération, et la mise en valeu de son architecture, en créant des espaces entre les immeubles qui rappellent les cours, espaces sur lesquels la circulation automobile est limitée aux riverains, les cheminements étant essentiellement étudiés pour les piétons.

D’autre part ce quartier éait enfermé sur lui-même, constituant un véritable ghetto. Depuis très longtemps nous avions envisagé son ouverture sur la ville. La rue des Graviers sera prolongée et débouchera sur l’Avenue du Général Leclerc. Un promoteur ayant déposé un permis de construire dans ce secteur, nous avons pu obtenir la cession gratuite des terrains d’assiette.

Enfin, il était indispensable de créer un réseau d’assainissement, beaucoup de langements ne bénéficiant pas de cet assainissement collectif.

Le contrat départemental va nous permettre, avec l’aide du Conseil Général, de débuter tous ces travaux rapidement. Un article de ce contrat stipule que l’ensemble doit être réalisé dans un délai de trois ans

Voilà ce qui va nous permettre de donnée un nouvel essor à la réhabilitation de ce quartier que d’aucuns trouvaient trop lente.

Ensemble, Monsieur le Président, avec l’assemblée départementale dont vous avez la responsabilité, nous allons transformer la vie de beaucoup de Mansonnienrs, et leur permettre de vivre, et de mieux vivre.