Un échange Jacques Myard - Pierre Dupres en 1985


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Les photos datent de 1989

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Sur le budget primitif de 1986


37 ans après, cette intervention de notre maire actuel montre déjà deux de ses orientations majeures
- contraindre les dépenses, et surtout emprunter le moins possible,
- investir pour attirer les entreprises.

En revanche, les remarques sur le manque d'attention donné au social seraient aujourd'hui plutôt un reproche que fait l'opposition.

Intervention de Jacques Myard


Le budget qui nous est présenté ce soir appelle de ma part les observations suivantes :

1)- En ce qui concerne tout d'abord les dépenses de fonctionnement : un effort de rigueur a été réalisé, les dépenses n'augmentent en effet globalement que de 5,56%. Toutefois cette situation recouvre des réalistés fort différentes :
+ 12,4% pour l'administration générale
+ 107,5% pour le stationnement payant.

Mais en revanche -8,50% pour les oeuvres sociales scolaires, quant à l'aide sociale (y compris le B.A.S.) elle est reconduite en ne tenant même pas compte de l'inflation (+ 5,7% d'augmentation contre 7,4% d'inflation).
Cette situation qui résulte à l'évidence d'un chois ne peut recevoir mon accord.
Pour ma part, je le dis sans polémique, je ne laissera pas à ceux qui en font la profession, le monopole de la solidarité et de la générosité.
Une autre répartition des postes de dépenses est possible.

2)- En ce qui concerne la dette et la politique d'investissment, le poids de la dette continue de croître :
- 52,1 millions au 1er janvier 1984 + 15%
- 60 millions au 1er janvier 1985 + 12%
- 67,2 millions au 2er janvier 1986.

Quant à la charge de la dette, elle croît également :
- 7,7 millions en 1983, elle passera vraisemblablement à
- 12,4 millions en début d'année 1986, soit + 60%

Dans ces conditions, nous devons nous interroger sur le bien fondé d'une politique qui s'appuie sur le recours massif à l'emprunt alor que nombre d'investissements réalisés cette année (+ 9,5 millions de francs) pourraient être étalés dans le temps.

Je m'explique : la vérité sur la fiscalité locale est en effet au niveau des contraintes, celle qui a été décrite par Monsieur Roques, 1er adjoint, dans le numéro 10 de févier 1985 de ML Info page 7 : dotation globale de fonctionnement transféré des charges de l'Etat aux départements et communes.

Mais je ne crois pas que Monsieur Roques tire toutes les conséquences logiques de l'analyse qu'il fait :
- En premier lieu la charge de la dette augmentera encore en 1986
- En second lieu au niveau des ressources fiscales nous avons été en 1984 et en 1985 en raison des fins d'exemptions de la texe sur le foncier bâti dans une période faste. Toutefois nous ne savons pas aujourd'hui si les variations forfaitaires de ces bases seront reconduites en 1986. Mais il est certain que le blocage des prix sera maintenu. Je relève au demeurant qu'en ce qui concerne la taxe d'habitation, l'accroissement des bases dû aux constructions nouvelles risque de décroître fortement dans les années à venir.
- En outre, tous les investissements réalisés actuellement ou en cours de réalisation pèseront d'autant dans l'avenir sur le budget de fonctionnemnet, sans qu'ils rapportent à la commune des produits significatifs. A ce titre, le groupe Avenir Maisons-Laffitte regrette vivement qu'aucun poste de ce budget - si minime soit-il - ne traduise une volonté politique d'investissements qui eprmette à terme de valoriser le potentiel économique de cette ville.

La seule solution qui nous restera pour faire face aux dépeses sera alors de majorer fortement la fiscalité locale, bien au-delà de augmentations que Monsieur le maire nous propose aujourd'hui.

Pour ces raisons, je peux pas approuver ce projet de budget.

Réponse de Pierre Dupres


Sur l'insuffisance d'efforts pour la création d'enteprises et le fait de retenir celles existantes.

L'augmentation de la taxe professionnelle de cette année montre justement que la politique menée depuis des années est en train de porter ses fruits et suscite la création d'entreprises :

- Le laboratoire e la Cie Générale des Eaux qui a fait suite à de longues gransactions avec la Cie Gnérale des Eaux pour son implantation.

- L'hôtel implanté ayant lui aussi fait l'objet de longues transactions sur une dizaine d'années afin de trouver un promoteur et dont Climat de France a finalement accdpté l'implantation.

- Quand à la Sté Verger-Delporte, nous avons fait un très gros effort lorsque l'entreprise Blommé a déposé son bilan.

- La zone de la Résorption de l'Habitat Insalubre créeée où l'implantation de commerces et artisans sera possible dans le futur.

- La zone artisanale pour laquelle je me bats personnellemnet et pour laquelle, sous les prétextes les plus divers, quelquefois contradictoires, on arrive à faire repousser l'application et la mise en oeuvre.

En ce qui concerne les dépenses de l'aide sociale qui n'augmente paa ssez, le Bureau d'Aide Sociale a un budget et des ressources propres. Pour le moment, c'est un budget prévisionnnel et la subvention est d'équilibre.

Pour ces dépenses daide sociale, elles sont le fait que leur répartition enter le Département et le Commune sont maintenant différentes, la décentralisation ayant affecté au Départemnt certaines charges incombant jusqu'alors aux Communes.

Pour les remboursements d'emprunts qui augmentent, nous en sommes encore à des remboursements d'emprunts contractés à un moment où les taux d'intérêt étaient beaucoup moins élevés qu'ils ne le sont maintenant. Ces daux depuis quelques années ont considérablement augmenté et continuent à augmenter.

Les chiffres avancés dans le tableau présenté par Monsieur Roques ne sont pas contestables car ils sont communiqués officiellement en chaque début d'année par l'Union des maires des Yvelines sur le vu des budgets et des comptes administratifs des communes.