Les mobilités


Le premier pont du chemin de fer, en bois, vers 1840 (à vérifier). Document du fonds Coutel et colorié par ses soins

Retour aux thèmes . Retour à l'accueil mansonnien Dernière révision le 20/9/2022
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20/9/2022 250 millions pour le vélo, annonce Elisabeth Borne. "Pour aider les communes à construire des pistes cyclables et des parkings sécurisés".
A Maisons, il y a au moins un trou noir pour les vélos... le parking semi-souterrain place de la Libération, hors service depuis quelque 50 ans.
Et si Maisons se faisait aider pour le remettre en service ?


Demain plus de feux rouges Un peu de SF
La vie est devenue impossible à Maisons !
Faites du vélo à Maisons
Maisons : moyennement marchable

RER A, le blog

Maisons-Laffitte ne serait jamais devenue ce qu'elle est s'il n'y avait pas eu le chemin de fer. Jusqu'à son arrivée, on n'y venait que par la Seine et par la route "à pied, à cheval ou en voiture".

Par la Seine, Paris est loin, avec les très longs méandres qui descendent à Neuilly, remontent à Saint-Denis pour rejoindre Saint-Germain et remonter encore.

Le fleuve ? Il n'a presque jamais été essentiel à la vie locale. Mais il y avait sûrement une forme de bac avec Sartrouville (Sartorius Villa). Par où moines d'Irminon (si l'hypothèse de leur présence est vérifée) sont-ils venus ?

Dès 1717, le bac est essentiel, puisqu'il faut le remplacer. Au XIIe siècle, le bac est d'usage courant puisqu'il a un concessionnaire, le passage (Poisson p. 17).

Et les bateaux circulent sur la Seine (Poisson p. 49). En 1738, Maisons est même le point de départ d'un service régulier pour aller de Paris au Havre (Poison p. 75)

Par la route, si l'on veut venir assez directement, il faut trois ponts : Neuily, Bezons et Sartrouville. A quelle date ces ponts, notamment le n plus proche. Avant lui, un bac ? On devait tout de même circuler assez facilement pour que Longueil cherche à y faire venir le roi.

Le changement majeur, c'est le chemin de fer de Laffitte. C'était pour lui une nécessité, aussi bien pour faciliter la venue des Parisiens dans leurs résidences mansoniennes que pour les courses.



Entreprise démente, d'autant que le Paris-Rouen aurait été réalisé en 3 ans ! Rien que pour les tranchées et talus (je pense à celui de l'île de la Commune), quelle foule de tombereaux ont dû circuler. Et aller dans 'île par le bac ou par des péniches venant de plus loin ? Les Les wagonnets Decauville n'apparaîtront que trente ans plus tard. On s'émerveille du rapide développement d'Internet ou du smartphone... en matière d' "accélération de l'histoire", le 19eme siècle n'a rien à nous envier !
(Voir dans le ::Traité de géodésie, de Gustave Oslet (Fahchon, Paris, vers 1900) les savantes méthodes de calcul du nombre de tombereaux pour un volume donné).

Notre gare est ouverte au trafic dès 1843 (Poisson pp. 76-77), avec un pont en bois. Il signe la fin des mariniers.
En 1937, il y a dans chaque sens un train toutes les heures (1/2 heure aux heures d'affluence.
Les fréquences augmenteront certainement après la guerre. Mais le grand changement arrive dans les années 1980 avec le RER.


Mais voiture et vélos arrivent un peu plus tard, avec très tôt le besoin d'en régler la circulation (mais nos références aux archives mériteraient vérification.

Vient alors le tramway (enquête d'utilité publique en 1893). Détail amusant : il porte le numéro 62, qui sera conservé pour les autobus.

Et un projet déraisonnable de voie ferrée entre Saint-Germain et Maisons. Raisonnable, par contre, et très utilisé jusqu'en ???, l'embranchement jusqu'au champ de course. Voir la fin de notre page sur l' hippodome.
Les courses posent des problèmes de circulation en ville, appelant des règles spécifiques pour les jours concernés.

Les liaisons se sont enrichies avec le tramway, assez vite remplacé par autobus. Une ligne avec le pont de Neuilly, une avec Saint Germain (fréquences similaire à celles du train).

Voir la situation actuelle sur le site Transdev

Mais l'automobile devient de plus en plus dominante, et nos archives sont riches de documents sur la vitesse, le stationnement, les taxis (voiture de place).

Tant pis pour les piétons et les cyclistes. Voir notre substantiel post à l'occasion de l'ouverture d'Encyclo.

Mais, pour un part importante, les mobilités matérielles cèdent le pas - du moins se conjuguent - avec les mobilités immatérielles : médias audiovisuels, réseaux sociaux, téléconsultation, commandes par mail.



L'avenir


Dans l'avenir proche, Maisons devrait être traversé par Eole, avec un accoissement sans contrepartie des nuisances sonores. En revanche, la ligne nouvelle Paris-Normandie serait en souterrain de Nanterre à Vilennes, et dont n'aurait aucun effet perceptible à Maisons.

Plus loin, il faudra voir dans quelle mesure le télétravail se généralise et contribue à réduire les mobilités par transports en commun et en voiture individuelle. Et si la poussée actuelle des vélos et autres variantes de mobilité sur roulettes prennent le pas sur les voitures, même devenues majoritairement électriques.

Si les parcours ne sont pas trop longs, la patinette a beaucoup d'avantages sur le vélo. A commencer par ses dimensions, qui permettent facilement de la rentrer en appartement ou dans un compartiment de RER voire de métro.
 n nsi